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Archive for the ‘Argentine: Quand Mafalda s'en mêle’ Category

Après avoir lu et expliqué un texte sur les cabanes à sucre et la fabrication du sirop d’érable, mes élèves devaient répondre à quelques questions afin de vérifier leur compréhension. Voici quelques unes de leurs réponses :

 Pourquoi le Québec produit presque la totalité de la production mondiale du sirop d’érable? 

–         Parce que c’est popularité du Québec. (Marc)                       

–         Parce que tous les érables sont là. (Martin)                          

Martin

Martin

 

 Comment nomme-t-on une personne qui exploite une érablière?

–          Un Québécois (Marc)

Marc

 

Que veut dire l’expression « de père en fils »?

–          Ça veut dire que le papy avait ce boulot en premier, puis le père, puis le fils, etc. (Lisa)

 

Si tu trouves un érable en Argentine au mois de mars, pourquoi ne pourrais-tu pas récolter l’eau de son tronc dans le but d’en faire du sirop d’érable?

–          Parce que les Argentins ne savent pas comment faire. (Fabian)

–          Parce qu’il n’y pas de trou dans les troncs. (Caterina)

–          Parce qu’il n’y a pas de cabanes à sucre en Argentine. (Lisa)

Fabian

Fabian

 

Imagine que tu es au Québec et que tu vas à la cabane à sucre. Tu dois ensuite raconter ta journée à tes amis argentins qui ne connaissent pas la cabane à sucre.  (Certains ont même ajouté des détails qu’ils ont appris grâce au voyage de Mafalda chez les Québécois)

Pendant les vacances, je suis allé au Québec. Quand je suis arrivé, il faisait très froid. Je suis allé à la cabane à sucre et je me suis sucré le bec. Après, je suis allé à Montréal. Je suis allé pêcher sur la glace et j’ai attrapé trois gros poissons. Après, je suis retourné à la cabane à sucre pour acheter deux pots de sirop d’érable. (Grégoire)

 Grégoire

 

Ce matin, je me suis réveillé et je suis allé à St-Eustache. Là, je suis allé à la cabane à sucre et j’ai gouté le sirop d’érable. On a mangé un peu de pain et du vin. Après, j’ai acheté un pot de sirop d’érable pour apporter en Argentine et on a dormi dans une cabane. (Miguel et Théodoro)

 Théo et Miguel

 

Je me suis très bien amusée à la cabane à sucre. J’ai mangé un repas typique composé d’un verre de sirop d’érable, une oreille de christ (avec du sirop sur l’oreille), des crêpes, des fèves au lard, une soupe aux pois, des œufs et de la tarte au sucre, le tout bien arrosé de sirop d’érable. (Lisa et Clara)

 Lisa y Clara

 

Le matin, je suis allée à la cabane à sucre. C’est une cabane en bois. J’ai vu des gens qui faisaient du sirop d’érable. Je suis restée jusqu’à midi et j’ai mangé un repas typique comme des crêpes, des fèves au lard, de la soupe aux pois, des œufs, des saucisses, du jambon, des omelettes, des oreilles de christ, de la tarte au sucre, tout avec du sirop d’érable. C’était exquis! Après, j’ai mangé de la tire sur la neige. (Antonia et Mariana)

 Antonia et Mariana

 

Aujourd’hui je suis allée à la cabane à sucre. J’ai mangé des crêpes, des fèves au lard, de la soupe aux pois, des œufs, des saucisses dans le sirop, du jambon, des omelettes et n’oublions pas le vin. Je suis allée visiter le rocher troué, c’était super beau! (Colline, Auriane et Aliénor)

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Tous les jours, je me suis sucré le bec. Je fais des guerres de neige et des hommes de neige. Je suis allée à toutes les cabanes à sucre. Tout est bon au Québec! (Olympia et Violeta)

Olympia et Violeta

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Vendredi le 5 juin, c’était la journée de la protection de l’environnement. Pour l’occasion, quelques activités étaient prévues au lycée.

Au cours de la semaine, mes élèves ont fait un concours de dessins qui consistait à créer des affiches qui inciteraient leurs camarades à jeter leurs déchets dans les poubelles (ce qui n’est pas chose facile encore même pour les adultes…), mais qui inciteraient aussi à classer les déchets en vue de faciliter le processus de recyclage. 

 
 

 

 

Les dessins sélectionnés ont été affichés au-dessus des poubelles pour classer les déchets.

Les dessins sélectionnés ont été affichés au-dessus des poubelles pour classer les déchets.

 

Ensuite, les élèves du cycle 2 ont assisté à une conférence donnée par le père d’un élève de CP, qui exerce le métier de géologue pétrolier. Malgré la complexité des thèmes abordés, les élèves ont pu apprendre que trop de produits étaient fabriqués à partir du pétrole et qu’il existe d’autres matières tout aussi utiles. À première vue, la conférence était un peu hors sujet, comme le papa peu pédagogue, mais nous avons tous apprécié son geste volontaire. 

 

 

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Enfin, le vendredi, après la récréation du matin, moment où la cour regorge de déchets au sol, mes élèves et ceux d’une autre classe de CM1 se sont mis à l’œuvre pour un environnement plus propre.

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Armés de leur gants, ils étaient prêts à courir à la recherche des déchets.

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Quelques déchets de trouvés...

Quelques déchets de trouvés...

 

 

 

 

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Enfin terminé, nous sommes fiers de nous!!

Enfin terminé, nous sommes fiers de nous!!

 

 

 

 

 

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De retour en classe, ils ont mis sur papier l’explication et l’utilité de cette battue. En sélectionnant des passages de chaque équipe, nous avons composé un article qui sera publié dans le journal de l’école.

 

Le vendredi 5 juin 2009, le jour de l’environnement les classes de CM1 A et B, nous avons fait du ramassage des déchets qui trainaient dans la cour de récréation. On a nettoyé toute la cour parce qu’on veut qu’elle soit jolie et pas sale. On veut que le monde soit joli et pas sale. Nos gants jetables nous ont servi pour ramasser les déchets. Tout ça n’a duré que quelques minutes, mais on s’est bien amusé. On a tout jeté dans les poubelles en face du kiosque. Il y a à peu près une semaine, on a fait les panneaux qui sont au-dessus des poubelles : reste de nourriture, papier, plastique, autres. On a fait d’abord les dessins. Après, nous avons voté pour choisir les dessins qui seront affichés. Cela nous a permis de trier les déchets. Il faut penser à recycler, comme ça on peut protéger l’environnement. Par exemple, les papiers viennent des arbres et si on continue à tuer les arbres ça fait mal à la nature.

 

Les Argentins sont de plus en plus sensibilisés au recyclage, mais encore très peu y pensent. Buenos Aires est une très grande ville et la capitale n’a encore aujourd’hui instauré aucune infrastructure destinée au recyclage. Si environ 10% des 60 000 tonnes de déchets générés chaque jour par les ‘porteños’ est recyclé c’est grâce aux cartoneros. Ce ‘travail’ est apparu principalement lors de la crise de 2001 lorsque plusieurs personnes se sont retrouvées sans emploi. Certains riverains leur reprochent de salir les rues et de bloquer le transit des voitures. Pourtant, sans eux l’Argentine ne connaitrait pas le recyclage.

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Un cartonero parmi tant d’autres…

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Il y a environ un mois, j’ai commencé une série d’activités qui porteront sur le thème de la cabane à sucre. À l’aide de diverses photos, ils devaient en un premier temps deviner le thème qu’ils ont d’ailleurs trouvé très rapidement grâce à un passage de Mafalda chez les Québécois. Ensuite, nous avons fait une carte conceptuelle avec les connaissances qu’ils possèdent déjà sur le sujet. À la fin du projet, nous y reviendrons pour vérifier quelles conceptions étaient vraies, lesquelles étaient fausses et bien sûr la compléter.

Leur enthousiasme pour le projet m’a beaucoup plu. Il faut dire qu’ils sont toujours extrêmement enflammés (pour ne pas dire hystériques) peu importe l’activité. Vers la fin, Clara lève la main :

–          Oui, c’est beau tout ça, mais nous on veut goûter!!

J’ai profité de l’occasion pour les amener à formuler l’idée de recréer, ici en Argentine, une journée à la cabane à sucre, ce qui consistait en mon projet final. Nous avons cependant un problème, puisque ni les cabanes à sucre ni les produits d’érable n’existent ici. Les solutions proposées :

 

Théodoro : Faire un échange étudiant.  

Moi : Ce n’est pas un peu trop cher et trop long!

 

Annick : Nous pourrions aller chez mon oncle, il a une érablière au Québec.  

Moi : Penses-tu que nous pourrons tous habiter chez lui?

 

Auriane : Déplacer les continents.

Moi : Hein!?!?

 

Lisa : Tu peux aller au Québec en chercher et tu reviens en Argentine nous voir.

Moi : Qui va payer mon billet d’avion!?!?

 

Colline : Trouver un érable en Argentine.

Moi : Ça serait génial, mais le climat ne nous permet pas de récolter l’eau d’érable.

 

Alex : Faire un échange de produits, on envoie au Québec une caisse de dulce de leche et ils nous envoient une caisse de sirop d’érable.  

Moi : Ouais, pas mal comme idée!

 

Ouff! Je leur ai dit de continuer à y penser pour trouver une solution disons… un peu plus économique!

La carte conceptuelle qu'ils ont pu faire avant même de commencer les activités

La carte conceptuelle qu'ils ont pu faire avant même de commencer les activités

Colline, toujours souriante...

Colline, toujours souriante...

Antonia concentrée... On ne peut pas en dire autant de Martin qui m'espionne et qui informe Clara que je prends des photos...
Antonia concentrée… On ne peut pas en dire autant de Martin qui m’espionne et qui informe Clara que je prends des photos…

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C’est étonnant de voir à quel point certains comportements allant de soi pour certains, peuvent paraitre tellement étranges pour d’autres. Là, se fait le contact avec l’autre culture et se crée le choc culturel. En Argentine, par exemple, les élèves ne parlent pas, ils crient. Aussi, ils ne prennent jamais de rang pour monter en classe, ça rappelle beaucoup trop la dictature. Ah bon! J’imagine que je ne peux pas vraiment comprendre puisque je ne l’ai pas vécue cette terrible dictature. Sans toutefois en créer une nouvelle dans ma classe, je tiens tout de même à ce que mes élèves respectent certaines règles. Quoi de mieux que de tenter l’implantation d’un système de motivation pour en faire passer quelques unes en douce…

Chaque matin, j’écris sur un coin du tableau, deux règles à observer particulièrement. À la fin de la journée, je remets deux soleils, un pour chacune des règles, à deux élèves qui le méritent bien. J’écris leur nom et la règle sur le soleil et je le colle sur le mur autour du gros soleil. Le résultat est assez joli dans la classe, mais surtout efficace au niveau du respect des règles. C’est génial! Merci Mariette!

À la fin de ma prise en charge, les élèves ont insisté pour que mon enseignante associée poursuive les soleils. J’étais fière que mon système plaise autant aux élèves et très contente que mon enseignante accepte de prendre la relève.   

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Comme la majorité, si ce n’est pas la totalité d’entre vous, j’ai du expliquer de nombreux mots et expressions que nous les québécois utilisons et que nos cousins français n’ont pas l’haitude d’entendre. Après quelques séances d’explication de mon vocabulaire d’usage, les élèves de ma classe et moi avons eu l’idée de faire un lexique franco-québécois et de l’afficher dans la classe. Ils n’en manquent pas un: dès que j’en prononce un nouveau, je me dois de l’écrire. De plus, ils sont très fiers de s’en rappeler et de les intégrer à leur vocabulaire.

    

couloir

corridor

plus tard/ plus tôt

tantôt

dîner

souper

déjeuner

dîner

goûter

collation

gamelle

boîte à lunch

bonnet

tuque

bisou

bec

piocher

piger

en avoir assez

être tanné

aller marcher

prendre une marche

manger quelque chose de sucré

se sucrer le bec

perdre son temps

niaiser

patafix

gommette bleue

classeur

cartable

cartable

sac à dos

se casser la figure

se casser la marboulette

pomme de terre

patate

boite de conserve

canne

réprimander, gronder

chicaner

agité, pas sage

tannant

joyeux anniversaire

bonne fête

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En plein milieu d’une leçon, le directeur est entré dans la classe en trombe pour nous annoncer le départ d’Annick aujourd’hui même à midi. Annick a quitté ses camarades de classe de Winnipeg, il y 4 mois, en plein milieu de l’année scolaire. Son intégration en Argentine a été très difficile, voir un échec. C’est pourquoi son père a décidé de retourner vivre au Canada.

D’un coup, la tension dans la classe est montée. Je fais venir Annick à mon bureau pour en savoir un peu plus pendant que les autres travaillent. Le sourire fendu jusqu’aux oreilles et l’air plus heureux que jamais, elle me dit : « Mais… mon père m’a dit de rien dire! ».

En moins de 40 minutes, les élèves ont réussi à rassembler discrètement dessins, lettres et signatures de tous!! Ils étaient trop ébranlés de la nouvelle pour rester concentrés dans le travail que je venais de leur donner. On en a donc profité pour lui faire nos adieux et prendre une belle photo de groupe.

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Les élèves, qui me demandent de plus en plus la date de ma dernière journée, ont senti comme moi que nous aurions aussi à faire ces adieux dans quelques semaines à peine…

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Dans l’emploi du temps de la semaine, une période est consacrée à l’étude de poésies. Les élèves lisent et apprennent des poèmes et parfois les récitent devant la classe. La semaine prochaine, ils iront en dire quelques unes aux classes de maternelle. Émue, j’avais les larmes aux yeux quand Oriane nous a récité Le Secret.

Le secret

 

Sur le chemin près du bois

J’ai trouvé tout un trésor

Une coquille de noix

Une sauterelle en or

Un arc-en-ciel qui était mort.

 

À personne je n’ai rien dit

Dans ma main, je les ai pris

Et je l’ai tenue fermée

Fermée jusqu’à l’étrangler

Du lundi au samedi.

 

Le dimanche je l’ai rouverte

Mais il n’y avait plus rien!

Et j’ai raconté au chien

Couché dans sa niche verte

Comme j’avais du chagrin.

 

Il m’a dit sans aboyer

Cette nuit tu vas rêver.

La nuit il faisait si noir

Que j’ai cru à une histoire

Et que tout était perdu.

 

Mais d’un seul coup, j’ai bien vu

Un navire dans le ciel

Traîné par une sauterelle

Sur des vagues d’arc-en-ciel !

 René de Obaldia

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